Se refaire faire le nez

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Une bosse prononcée, une petite déviation, quelques millimètres de trop… peuvent gâcher la vie de certains ou de certaines. Et un complexe à cet endroit là, ça se voit comme le nez au milieu de la figure ! C’est pour cette raison qu’un jour, on décide de se refaire faire le nez…

Sachez comment choisir votre chirurgien et préparer l’intervention. Informez-vous aussi sur son prix, l’opération promprement dite, les suites opératoires et les pièges à éviter.
Pour en savoir plus, lisez l’interview d’un chirurgien esthétique et le témoignage d’une patiente opérée deux fois après un premier ratage.

Auteur : Sylvie Charbonnier.
Consultant expert : Dr Franck Ouakil, chirurgien esthétique.
Février 2011.

Se refaire faire le nez : Avant l’opération

Il existe deux grands types d’opérations :

> La rhinoplastie dite fonctionnelle : Le but est de traiter des difficultés respiratoires, une déviation de cloison, par exemple.

> La rhinoplastie correctrice : Le but est esthétique.

En fonction de la partie du nez à corriger, le chirurgien interviendra sur : la partie supérieure du nez (la partie osseuse), ou sur la partie inférieure mobile, cartilagineuse.

Mais le plus souvent, l’intervention sera pratiquée sur les deux parties du nez.

Choisir son chirurgien

Le plus important est vraiment de bien choisir votre chirurgien. Le mieux est de consulter et de comparer divers praticiens. L’idéal est d’en rencontrer trois. Plus, on risque de s’y perdre. Il faut parler longuement avec le chirurgien pour bien préciser avec lui vos objectifs.

Nos conseils :
> Il s’agit de vous, de votre visage. Ne vous laissez pas influencer par les modes ni par le “dictat” de certains praticiens qui veulent imposer “leur” nez. Vous pouvez lui demander de vous présenter les photographies de ses précédentes interventions pour juger vous-même des résultats.

> Vous devez également vérifier la disponibilité du chirurgien. Il devrait vous recevoir au moins deux ou trois fois, avant l’intervention pour cerner avec vous vos désirs.

Poser des questions, discuter…

Faut-il faire des simulations par ordinateurs ? Ce n’est pas indispensable. C’est même un peu risqué. Vous n’aurez jamais, dans la réalité, le nez simulé par informatique. Mieux vaut une bonne discussion avec le médecin, autour de photos de vous, de face et surtout de profil. Rien de mieux que la parole.

N’oubliez pas que, transformer votre nez, c’est transformer l’harmonie globale de votre visage. Votre regard va changer. L’équilibre de votre lèvre supérieure également. Et surtout l’équilibre nez-menton. D’ailleurs une intervention sur le menton peut être parfois aussi conseillée.

Se refaire faire le nez : Prix, suites opératoires…

Bien souvent l’intervention se pratique en ambulatoire, sans devoir être hospitalisé. Vous arrivez le matin, vous repartez le soir. Avec un plâtre sur le nez, ça va de soi ! Autrement : une nuit d’ hospitalisation doit être prévue.

Vous pouvez bénéficier d’une anesthésie générale (avec auparavant une consultation d’anesthésie au moins deux jours avant l’intervention) ou de techniques associées, comme une anesthésie locale accompagnée d’une hypnose

Les suites opératoires

L’intervention n’est en principe pas douloureuse. Elle entraîne cependant une gêne plus ou moins importante pendant quelques jours. Il y a une réaction inflammatoire, des oedèmes, des bleus, les paupières gonflées et le nez bouché.

Il faut donc envisager pour être tranquille un arrêt de travail d’une dizaine de jours. L’inconfort dure entre cinq et sept jours. Le plâtre est retiré au bout d’une huitaine de jours.

Le coût de l’opération

> Pour une rhinoplastie complète : environ
4 200 euros.
> Pour une pointe : environ 2 500 euros.

Le chirurgien vous remet un devis détaillé, et vous avez un délai minimum de quinze jours avant de vous décider. S’il s’agit d’une opération à visée esthétique, elle n’est pas remboursée pas l’ assurance maladie.

Sur ce point surviennent parfois quelques abus. Une opération esthétique peut être “maquillée” en rhinoplastie dite fonctionnelle (en “prétextant” une gène respiratoire plus ou moins importante). Cela permet au patient d’être remboursé par la sécurité sociale.

Mais attention, il n’est pas interdit de profiter d’une opération fonctionnelle pour pratiquer un acte esthétique. Dans ce cas, le chirurgien remet deux devis séparés.

Les pièges à éviter

Les personnes qui demandent une rhinoplastie, sont généralement assez jeunes. Elles souffrent de la forme de leur nez depuis l’ adolescence et attendent la majorité et suffisamment d’argent pour se faire opérer.

Se refaire faire le nez : Conseils d’un chirurgien esthétique

Interview du docteur Franck Ouakil.

Quelle est la réaction la plus fréquente, au moment du retrait du plâtre ?
Les larmes ! Ce sont des personnes qui ont des complexes depuis des années et qui, tout à coup, se trouvent transformées dans le miroir. Et ça, malgré les hématomes, malgré les oedèmes ! La réaction la plus fréquente, ce sont les larmes de joie. C’est vraiment toujours un moment très émouvant pour le praticien que je suis, même après des années d’exercice.

Est-ce qu’il y a des nouveautés en matière de rhinoplastie ?
Pas grand-chose. C’est une intervention qui est “rôdée” maintenant. Toujours délicate, bien sûr, mais rôdée. S’il y a une nouveauté, cela concerne les rhinoplasties d’augmentation.

Qu’est ce que c’est ?
C’est une opération qui s’adresse à ceux qui ont pratiqué la boxe ou qui ont eu des fractures du nez, mais elle peut s’adresser aussi aux asiatiques ou aux africains. Elle s’effectue pour tous ceux qui veulent “occidentaliser” leur nez.

Comment ça se pratique ?
Classiquement, on utilise du cartilage ou de l’os prélevés sur le patient lui-même au niveau de l’oreille ou de la hanche. Mais depuis quelques temps, on utilise des implants synthétiques. Ce qui évite une intervention trop lourde puisqu’avec les implants synthétiques, on n’a plus besoin de prélever du cartilage ou de l’os. Donc, une seule intervention. Et sous anesthésie locale, la plupart du temps. En plus, c’est plus stable dans le temps que les greffes de cartilage ou d’os.

Se refaire faire le nez : Témoignage de Nadia

Nadia, parisienne, 29 ans, a été opérée deux fois.

Vous venez d’être réopérée après un ratage, vous êtes contente ?
Ah oui ! On a retiré le plâtre il y a quelques jours, c’est merveilleux. Je suis transformée. En fait, j’ai été satisfaite tout de suite, mais j’attendais de voir la réaction de mes proches. Et elles sont unanimes ! Elles me disent toutes que ça me change sans me changer complètement, que c’est joli et que ça va bien avec le reste de mon visage.

Il s’agit d’une deuxième intervention. Qu’est-il arrivé la première fois ?
J’avais un déplacement de la cloison nasale depuis l’enfance. Et cela me provoquait des apnées du sommeil. J’ai donc été opérée et ça a été une catastrophe ! Mon nez n’était pas régulier. Il y avait des irrégularités sur toute l’arête du nez. Ça se voyait, c’était terrible ! Surtout de profil. Et en plus, j’avais le nez tout le temps bouché.

Comment aviez vous choisi le chirurgien ?
C’était quelqu’un de très connu. Il a opéré des stars. Il était très réputé et j’y suis allée en toute confiance. Mais voilà. J’ai été obligée de chercher un autre chirurgien pour réparer tout ça.

Vous deviez être très angoissée, la deuxième fois.
Vous ne pouvez pas imaginer… J’avais tellement peur ! Peur d’un nouveau ratage, évidemment. Alors, j’ai rencontré plusieurs chirurgiens avant de choisir.
Le jour où on a retiré le plâtre, j’étais terrifiée ! Je guettais sur le visage du chirurgien, son regard, son sourire. Tout de suite, d’ailleurs, il a eu un grand sourire de satisfaction. Et puis, mon fiancé est arrivé. Lui aussi a eu un sourire. Et moi aussi ! J’ai trouvé ça joli tout de suite malgré les hématomes, malgré l’œdème. Et maintenant tout va bien.

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