Ganglion dans le cou : est-ce que c’est grave ?

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Une boule dans le cou et on s’inquiète… La découverte d’un ganglion dans le cou (en réalité un ou plusieurs ganglions augmentés de volume) se manifeste par la présence d’une boule (une tuméfaction) dans la région du cou. Que cela signifie-t-il ? Quand faut-il s’inquiéter ?

Les ganglions sont répartis dans tout le corps. Ainsi, on distingue les ganglions dans le cou, dans l’aine, dans l’aisselle…

Les ganglions dépendent du système lymphatique qui joue un rôle essentiel dans la protection de l’organisme contre les agressions externes. Le gonflement d’un ganglion est souvent une réaction de défense de l’organisme face à une infection. Mais il peut être aussi le signe d’un autre problème, comme une maladie générale (dite de système), voire un cancer.

Dans la région du cou, existent différentes chaînes ganglionnaires. L’une d’entre elles se situe verticalement, sur le côté du cou, légèrement vers l’arrière. D’autres ganglions se situent plutôt sous la mandibule, sous l’angle de la mâchoire.

Tous ces ganglions sont des sortes de réservoirs de la circulation lymphatique de la tête et du cou. Grâce aux cellules que ces ganglions contiennent, ces derniers jouent un rôle essentiel dans le système de défense immunitaire de l’organisme.

A l’état normal, tout le monde peut palper et sentir un ou des ganglions sous sa mâchoire. Ce qui est anormal est que l’un d’entre eux (ou plusieurs) ait (aient) un volume augmenté, ou soit plutôt douloureux ou dur…

Si ce ganglion ou ces ganglions dans le cou apparaissent quand vous êtes enrhumé, ou que vous avez une angine, pas de panique : leur volume devrait retourner à la normale rapidement.

En revanche, si un ganglion du cou est très volumineux, ou si le problème persiste plus de 10 jours, ou si d’autres symptômes anormaux se manifestent… il faut consulter. On peut s’adresser à premier lieu à son médecin généraliste.

Ganglion dans le cou : les causes

La présence d’un ganglion augmenté de volume dans le cou (ou de plusieurs ganglions), peut avoir des causes très différentes. Le plus souvent l’origine est une maladie infectieuse.

Une angine, une pharyngite… et l’on se retrouve avec un ganglion plus gros que d’habitude que l’on sent dans le cou (sous la mâchoire). Dans ce contexte, on souffre des signes classiques d’une infection de la gorge (toux, fièvre, mal à la gorge…).

Le ganglion (ou les ganglions) peut être douloureux quand on le palpe. Une affection de la bouche, un abcès, un problème de dent doit être recherché. Et éventuellement un chirurgien dentiste devra être consulté.

En fait, beaucoup d’infections engendrent une augmentation momentanée du volume des ganglions. Il s’agit d’une réaction normale, physiologique de l’organisme. Quand le germe infectieux touche les voies respiratoires supérieures, il existe une réaction ganglionnaire.

En cas de mononucléose infectieuse, par exemple, on peut remarquer aussi la présence de ganglions dans le cou. Egalement en cas de toxoplasmose.

Un bouton sur le cuir chevelu avec une petite infection locale peut aussi provoquer l’apparition d’un petit ganglion vers le haut de la nuque, etc.

En fait, il faudra prendre l’avis d’un médecin quand un ganglion ne disparaît pas spontanément au bout de plusieurs jours, ou quand on remarque plusieurs ganglions augmentés de volume à différents endroits du corps.

Des maladies de système (sarcoïdose) ou des maladies dites auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, lupus) peuvent engendrer l’apparition de ganglions augmentés de volume.

Les autres causes possibles si un ganglion persiste au niveau du cou :

  • un cancer de la gorge,
  • un cancer de la thyroïde,
  •  un lymphome,
  • une leucémie (présence d’autres ganglions) avec dans ce cas plusieurs ganglions augmentés de volume.

Pour connaître la cause du problème, pour établir in diagnostic précis, l’examen clinique réalisé par le médecin peut suffire. D’autres fois, des examens seront nécessaires, comme une prise de sang, etc.

Ganglion dans le cou : les traitements

Il n’existe pas de traitement propre pour faire disparaître un ganglion. C’est en traitant la cause de cette adénopathie qui l’on règlera le problème.

Afin d’identifier le traitement le plus adapté pour intervenir, la première chose à faire si on s’aperçoit d’avoir un ganglion dans le cou est de consulter un médecin.

Le praticien pose des questions au patient sur les circonstances de découverte de ce ganglion (ou des ganglions) au cou. Quels sont les éventuels autres symptômes associés (fièvre, maux de gorge, toux, sueurs nocturnes, prurit, perte de poids, fatigue, modification de la voix…) ?

Le médecin doit également savoir si le patient fume, doit connaître sa consommation d’alcool, ses antécédents de maladies, prise de médicaments, etc.

Le médecin examine bien sûr le patient, surtout ce que l’on appelle la sphère ORL : oreille, gorge, nez. Il cherche aussi éventuellement d’autres ganglions augmentés de volume.

En fonction de ce que découvre le médecin, d’autres examens peuvent être nécessaires :

  • une prise de sang (dosage des globules blancs notamment),
  • une laryngoscopie,
  • des examens d’imagerie médicale (échographie, scanner, irm).

Il arrive qu’il soit nécessaire de prélever le ganglion en cause pour ensuite l’analyser en laboratoire (rare).

Ces traitements dépendent bien sûr de la cause. En cas d’infection ORL, les ganglions régressent spontanément en quelques jours. Des traitements anti-infectieux peuvent être prescrits, si un virus d’infection hivernale est responsable… parfois aucun traitement n’est vraiment nécessaire, et le ganglion retrouvera un volume normal spontanément.

Après avoir diagnostiqué véritablement le problème, un traitement ou une prise en charge spécifique sera mis en place. On pourra vous adresser chez un spécialiste, comme un médecin ORL, etc.

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Ganglion dans le cou : Sources et notes

> Adair TH, Moffatt DS, Paulsen AW, and Guyton AC. Quantitation of changes in lymph protein concentration during lymph node transit. Am J Physiol 243: H351: H359, 1982.

> Randolph GJ, Angeli V, and Swartz MA. Dendritic-cell trafficking to lymph nodes through lymphatic vessels. Nat Rev Immunol5: 617–628, 2005.

> Jacques Bille, Marc Pusztaszeri, Docteur, j’ai un ganglion, Rev Med Suisse 2009;5:710-715.

Mise à jour : février 2017

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