BPCO : la Bronchopneumopathie chronique obstructive

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La bronchopneumopathie chronique obstructive, ou BPCO, est une maladie pulmonaire assez fréquente, puisqu’elle touche plus de 3 millions de personnes en France. Il s’agit malheureusement d’une maladie peu connue, bien qu’elle soit fréquente et puisse être particulièrement handicapante et même grave à un stade avancé de la maladie.

La bronchopneumopathie chronique obstructive engendre une toux, des difficultés respiratoires, voire une insuffisance respiratoire majeure.

Les symptômes différent en fonction de l’importance du stade d’évolution de la bronchopneumopathie chronique obstructive : 4 stades ont été identifiés, de léger à très sévère, en fonction en particulier des résultats des explorations respiratoires (et de la VEMS). A un stade très avancé, cette maladie peut même provoquer le décès.

Tout l’enjeu de la prise en charge d’un patient souffrant d’une BPCO est d’arrêter l’évolution de la maladie, et de retarder au maximum l’insuffisance respiratoire. Dans cette prise en charge, l’enjeu majeur est l’arrêt du tabagisme, puisque le tabac est de très loin la principale cause de cette maladie. Le médecin prendra aussi les mesures nécessaires pour éviter la survenue d’infections au niveau pulmonaire. Ces infections accentuent les problèmes d’insuffisance respiratoire…

A noter que la BPCO est appelée parfois (à tort) bronchite chronique.

BPCO : les causes

La bronchopneumopathie chronique obstructive (bpco) est une affection respiratoire qui est due à une inflammation chronique des muqueuses pulmonaires, et qui a pour principale cause le tabac. Le tabagisme actif est surtout responsable, mais aussi le tabagisme passif.

D’autres polluants atmosphériques peuvent être mis en cause (plus rares). Parmi les facteurs de risque, sont accusés certains polluants atmosphériques, présents dans les domiciles, mais aussi en milieux professionnels. On connaît encore mal l’influence et les risques de ces polluants, mais parmi des accusés, les particules fines sont souvent pointés du doigt.

Mais : il ne faut pas accuser trop vite la pollution atmosphérique, sachant que le tabac est de loin le premier polluant en cause !

Autre cause : des infections pulmonaires à répétition, surtout dès l’enfance favorisent le développement d’une bronchopneumopathie chronique obstructive.

Quand le médecin découvre les symptômes du patient ayant du mal à respirer, il en recherchera toutes les autres causes éventuelles (insuffisance cardiaque, asthme, autres maladies pulmonaires ou pleurales…), avant de diagnostiquer une BPCO.

Mais dès que le médecin à identifier la cause des difficultés respiratoires du patient, il est important de l’annoncer au patient pour qu’il puisse rapidement être pris en charge et arrêter le tabac (si ce n’est pas déjà fait).

BPCO : les symptômes

Les symptômes d’une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) sont une toux grasse, surtout le matin ; un essoufflement, surtout à l’effort, sont les premiers signes qui peuvent survenir.

Au total, le quotidien du patient risque d’être très perturbé, avec en particulier :

  • des troubles du sommeil,
  • une fatigue chronique,
  • de l’anxiété.

A un stade évolué, la BPCO peut entraîner une forte insuffisance respiratoire.

Les difficultés respiratoires qui au début se manifestaient pour des efforts assez importants, avec les ans, ces problèmes se révèlent au moindre effort. Le patient est aussi souvent fatigué. il peut être aussi plus vulnérable d’un point de vue infectieux et développer des infections respiratoires plus facilement.

Pour évaluer le stade d’une bronchopneumopathie chronique obstructive et connaître l’impact de la maladie sur le patient, ce dernier remplit chez le médecin un questionnaire de 8 items : le COPD Assessment Test (CAT).

Le médecin examine bien sûr le patient, et pourra demander des examens complémentaires, comme une radiographie, une prise de sang, et une exploration fonctionnelle respiratoire pour connaître les capacités respiratoires de la personne.

Il arrive que d’autres examens d’imagerie médicale soient prescrits.

Le pneumologue est le spécialiste qui prend en charge ce patient, surtout à une stade avancé de la maladie.

BPCO : les traitements

Le premier des traitements pour lutter contre la BPCO ou bronchopneumopathie chronique obstructive est l’arrêt du tabac.

C’est le premier moyen obligatoire pour empêcher l’évolution, l’aggravation de la maladie. Différentes solutions sont actuellement disponibles pour aider au sevrage tabagique.

Des médicaments (broncho-dilatateurs, corticoïdes, fluidifiants bronchiques…) peuvent être prescrits, ils pourront améliorer les symptômes, mais ne pourront pas guérir les lésions pulmonaires déjà existantes.

Des soins de rééducation respiratoire peuvent être également prescrits. Des séances de kinésithérapie sont alors mises en place.

Il est important aussi d’avoir une activité physique régulière adaptée à ses capacités physiques et respiratoires. Il est également important d’avoir une bonne hygiène de vie, et si l’on a des kilos en trop : il faut essayer de maigrir. Le surpoids (avec surtout un gros ventre) risque de gêner de bonnes amplitudes respiratoires.

L’insuffisance respiratoire sévère est la complication majeure de la bronchopneumopathie obstructive chronique. En cas de BPCO sévère qui est à un stade avancé, une aide respiratoire peut être nécessaire. Le patient aura environ 15 à 20 heures sur 24, une assistance ventilatoire, c’est-à-dire qu’il est sous oxygénothérapie pratiquement tout le temps. Il s’inscrira dans un organisme qui lui apportera régulièrement des bouteilles d’oxygène à son domicile.
Dans des cas extrêmement rares une transplantation d’organe (poumons) peut être envisagée.

Ces patients devront être très vigilants vis-à-vis d’éventuelles infections broncho-pulmonaires. Ils devront en particulier se faire vacciner contre la grippe et le pneumocoque.

BPCO : sources et notes

– Jones PW. Health status measurement in chronic obstructive pulmonary disease. Thorax 2001 ; 56 : 880-7.

– ALD n° 14 – Insuffisance respiratoire chronique grave de l’adulte secondaire à une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), HAS, juillet 2006.

– Parcours de soins de la bronchopneumopathie chronique obstructive, février 2012, HAS.

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